Le obijime est une longue cordelette en soie, brocart ou viscose (env 1,50 cm) qui peut se porter avec toutes sortes de obi. Cet accessoire indispensable au bon maintien d'un obi large est aussi un élément décoratif important qui apporte une touche de couleur supplémentaire à la tenue. Il attire particulièrement le regard car il est situé au milieu de la silhouette et il importe donc de bien le choisir.
Le obijime s'adapte au kimono et au obi, à la saison, à la circonstance formelle ou pas, à l'âge de la personne…
Les premiers obijime datent du début du 19e siècle. Cette mode lancée par hasard par un acteur de kabuki a été reprise par toutes les femmes pour son côté pratique. Ils étaient alors en soie et rembourrés de ouate mais les circonstances allaient changer cette tendance. En effet, à la fin du 19e siècle, suite aux lois qui interdirent le port du sabre pour les guerriers, les cordelettes tressées qui jusque là étaient fixées sur le fourreau pour maintenir le sabre en place allaient connaître une reconversion pour devenir un accessoire féminin indispensable.
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Le obijime se noue à l'avant au milieu du obi. Les personnes plus âgées le porteront un peu plus bas.

LES STYLES

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3 grandes catégories de obijime sont à distinguer: les tressages plats, ronds et étroits. Les maruguke se classent à part; ce sont des cordelettes rondes en tissu de soie rembourrées et d'épaisseur variable.
De nos jours, les
obijime tissés plats sont de loin les plus populaires; ils se nouent facilement et s'harmonisent avec tous les styles de obi, même les obi étroits. Selon la couleur, la largeur et le type de tissage, ils s'accordent avec des kimonos casual ou habillés.
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Le obijime tressé rond est souvent utilisé avec des tenues festives (furisode) et colorées. Dans ce cas, aucune limite de créativité dans la manière de le nouer et de jouer avec les couleurs et les accessoires décoratifs.
Plus sobre et moins coloré, il peut également être associé à un obi et un kimono vintage ou à un kimono de tous les jours dans un style casual.
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Ces obijime étroits (kaku-uchi) se portent de préférence avec des kimonos en soie tsumugi dans un style casual.
Assez épais et sont constitués de 4 faces et peuvent être un peu plus difficiles à nouer pour des débutantes.
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Les kimonos kuro-tomesode et iro-tomesode, portés lors des cérémonies de mariage par exemple, constituent la tenue féminine la plus formelle. Pour s'harmoniser à cette tenue, le choix du obijime est limité: il est blanc rehaussé de motifs discrets et choisis or et/ou argent. Dans ce cas, il forme un ensemble avec le obiage. Un obijime marukuge blanc et or par exemple convient également.
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Les obijime maruguke (en soie rembourrée) se portent aussi bien avec un kimono du quotidien qu'avec une tenue un peu plus élégante. Ils sont de couleur unie ou à petits motifs, souvent réalisés avec des tissus de kimonos anciens.
Les maruguke portés avec un furisode par les mariées ou associés à des kimonos de type tomesode très formels. Dans ces cas précis, ils sont en soie blanche, parfois plus volumineux avec la tenue de la mariée.
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三分紐 Les sanbu-himo sont des obijime plats et étroits (9 mm) qui s'utilisent avec un obidome, cette petite broche qui orne le devant du obi et qui est fixée sur la cordelette. Bien sûr, les couleurs du obidome et du obijime doivent être en harmonie ! Un obijime normal serait trop large pour passer par les attaches situées à l'arrière du obidome. Les extrémités ne se replient pas de chaque côté mais sont dissimulées à l'arrière au niveau du noeud du obi. Ces cordelettes étaient encore plus étroites avant les années 1940.
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Les obijime en petites perles de verre donnent une impression de fraîcheur et sont donc plutôt adaptés aux kimonos d'été.
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Les tissage de brocart "saga nishiki" sont originaires de la région de Saga et Kagoshima à Kyûshû. Imaginés au milieu du 19e siècle, leur production est alors assurée par les jeunes filles de la classe guerrière. Le tissage est réalisé en soie avec des fils dorés, argentés ou laqués pour former des figures géométriques variées. Ces élégants obijime sont réservés à des tenues plus ou moins formelles.
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Les obijime d'été ajourés qui semblent être en dentelle, très finement tressés sont très représentatifs mais leur utilisation est assez récente. Autrefois, pour ajouter une note de fraîcheur à leur tenue aérée et légère, les femmes jouaient sur la couleur des obijime tissés plats, qui se nouaient fermement sans se détendre.
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TRAVAUX PRATIQUES EN IMAGES !
Merci pour cette video concise et toute simple.