Parmi les caractéristiques culturelles de cette période de Muromachi (1336-1573), citons l'influence considérable de la pensée zen ainsi que celle du continent chinois. Une importation massive d'ouvrages littéraires, de soieries de toutes sortes, de peintures, de porcelaines et autres objets précieux contribuèrent au développement de la culture japonaise.

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Au cours de cette période, les guerres continuelles (dont celle d'Ônin 1467-1477) ravagèrent Kyôto et mirent l’industrie et les productions familiales en déclin.
Les belles étoffes furent importées de Chine et les décors à la main mis en valeur. L'introduction de satins, de crêpes de soie et de nouvelles techniques de tissage associée au talent et aux capacités techniques des tisserands japonais apportèrent un nouvel élan à l'activité textile.
On tenta d’imiter les décors chinois par des tissages de fils d’or et d’argent et par des impressions à la feuille d’or (suihaku). Combinées à la broderie, ces techniques furent bien accueillies et remplacèrent peu à peu les importations.

Les tissus damassés ou brocardés comme le très précieux
karaori par exemple (littéralement “tissage chinois”, qui présente des motifs tissés pouvant se confondre avec des broderies) furent produits en quantité. C’est également au cours de cette période que les broderies commencèrent à faire leur apparition. Elles offraient la possibilité de reproduire plus aisément et librement toutes sortes de motifs et présentaient l’avantage non négligeable de se confondre avec les brocarts karaori très onéreux. Ces techniques exceptionnelles commencèrent à être utilisées dans la confection des costumes du théâtre nô.
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Sous les shôgun Ashikaga, des changements vestimentaires importants transformèrent les silhouettes pour toujours. Toujours fidèles à leur éthique guerrière, les hommes continuèrent à porter le
hitatare avec des variantes comme le suô ou le daimon (une sorte de hitatare orné de larges motifs). La différence essentielle résidait dans les matériaux utilisés: en effet, la soie du hitatare fut remplacée par du lin ou du drap, moins onéreux.
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Les femmes de haut rang abandonnèrent le hakama et commencèrent à porter un kimono plus long, visible dans sa totalité qui se para de couleurs vives et de brocarts.
La ceinture du hakama permettant jusque-là de maintenir le
kosode en place, il fallut y trouver un substitut. Le obi allait remplir ce rôle à la perfection. Il n’était encore qu’une étroite ceinture de quelques centimètres de large. C'est ainsi que la mode féminine s'élabora ainsi peu à peu.
Lors de cérémonies officielles, elles portaient par-dessus leur tenue, un lourd
kosode (uchikake) posé sur les épaules, maintenu ouvert et paré de riches brocarts. Durant la saison chaude et humide (de juin à septembre), les tenues officielles étant particulièrement inconfortables, elles nouaient le haut du uchikake autour de la taille (koshimaki), libérant ainsi le haut du corps .
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Le
kosode devint un vêtement d’extérieur à part entière et son aspect (couleurs et matières) évolua considérablement.
On lui appliqua les techniques de teintures des vêtements d’apparat de la cour. La forme originale du
kosode actuel, porté comme vêtement d’usage courant ou exceptionnel apparut donc à ce moment.
A cette époque il est très large au niveau du corps et les manches sont courtes.
Ci-contre, tenue semi-formelle de sortie de femme de guerrier de haut rang. Le obi n'est encore qu'une simple ceinture.
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Un motifs en damiers très moderne

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Composition originale où motifs et formes s'entrechoquent tout en harmonie. Du grand art.