Au début de l'ère Meiji (1867-1912), tout le monde fut autorisé à porter de la soie. La demande et la production se firent massives. Le kimono était encore prédominant et la mode de la fin des années Edo perdura encore quelque temps: couleurs sombres et sobres (marron, vert, bleu, gris) pour hommes et femmes de tous âges. Sont alors en vogue les très petits motifs répétitifs en pointillés (edo komon) sur toute la surface et les représentations diverses sur la bordure de l'ourlet seulement.


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Avec l’introduction des coutumes occidentales, le kimono perdit peu à peu du terrain ; néanmoins, le mélange des styles japonais et occidental où cohabitaient haori (veste), hakama, chapeaux et chaussures perdura pendant quelque temps.
Le gouvernement encouragea le peuple à adopter les uniformes de style occidental. Militaires, policiers et autres fonctionnaires (poste) furent contraints par la loi de se mettre à cette nouvelle mode. Ceci déclencha un élan particulièrement fort vers les grands changements qui se produisirent dans l’habillement japonais.
Les hommes qui occupaient des positions officielles furent donc les premiers à adopter les vêtements de style occidental et furent aussitôt suivis par les femmes de la famille impériale et des grandes familles de daimyô (anciens seigneurs) qui, en raison de leur statut social, devaient apparaître régulièrement en public.
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Compromis avec la mode occidentale: chapeau melon et manteau par-dessus un hakama et un kimono. Le changement se fait progressivement.
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Ce mélange des styles japonais et occidental est encore adopté de nos jours par les jeunes filles quand elles assistent à la cérémonie de remise de diplômes à l’université (kimono, hakama et bottines).
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Les kimonos aux motifs floraux ou paysagers, autrefois très en vogue chez les femmes de la classe guerrière, disparurent progressivement avec les nouvelles habitudes. Ces femmes changèrent radicalement de mode vestimentaire pour s'adapter très tôt aux coutumes occidentales.
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Les tissus rayés ou à carreaux sont toujours populaires. Le obi est placé très haut.
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Kimonos avec un col en satin noir. Les obi se portent assez haut et le pli à la taille (o-hashori) est bien visible.
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Enfants des campagnes qui portent tous de petits kimonos en coton rayés ou à petits motifs (kasuri) resserrés à la taille par une ceinture étroite ou une simple cordelette.
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Au sein de la moyenne bourgeoisie, la mode des kosode gris foncé ornés de motifs teints sur le bord inférieur (déjà appréciés à la fin de la période précédente) continua à séduire.
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Les principaux motifs représentaient des paysages, des scènes florales et animalières.
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Vers le milieu de la période de Meiji, les kimonos à motifs edo komon discrets et sobres, très en vogue au cours de la période précédente se parèrent également de motifs teints ou de broderies sur le bord inférieur et le bas des manches. De plus, la qualité de la soie chirimen se transforma pour devenir moins douce et plus grossière au toucher.
L'introduction de teintures artificielles et des nouvelles techniques de tissage venues d'Europe causèrent de grands bouleversements au sein de l'industrie textile. Il devint fréquent de voir des kimonos ornés de motifs traditionnels teints (yûzen) en partie à l'aide de ces nouvelles couleurs.
A la fin des années Meiji (début 20e), les motifs floraux d'inspiration occidentale (tulipe, orchidée, dahlia...) tels qu'ils apparaissaient sur les peintures de l'époque, annonçaient progressivement une nouvelle ère. Toutefois, les kimonos aux motifs traditionnels restaient réservés aux sorties et événements officiels.
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